L’événement est suffisamment rare pour le souligner, une calligraphie d’O Sensei est en actuellement en vente. Les calligraphies laissées par O Sensei Morihei Ueshiba sont généralement restées dans la famille Ueshiba ou appartiennent à des collections aussi privées que discrètes. Aussi c’est un véritable événement auquel nous convie Aikido Journal.
La calligraphie que vous voyez dit ceci : « Masakatsu agatsu, katsu hayabi, ten takemusu ». Traduction : « La vraie victoire est la victoire sur soi-meme, victoire à la vitesse de la lumière, qui devient divinement Takemusu ». Le terme « takemusu » peut être interprété de bien des façons aussi je vous laisse le soin de chercher les différentes traductions que l’on trouve sur le web. Toujours est-il que ces kanjis soigneusement choisis reflètent toute la profondeur philosophique du fondateur et de son budo.
Cette calligraphie date dès années 60, peu après les débuts de son étude sous la direction du grand calligraphe d’Osaka, Seiseki Abe. Cela ne veut pas dire qu’O Senseï commençait la calligraphie à cette époque, loin de là. Vous pouvez d’ailleurs en voir d’autres plus ou moins anciennes dans l’album calligraphies du blog.
C’est donc une occasion rarissime d’acquérir (si vous êtes fortuné) une oeuvre de Morihei Ueshiba. Aikido Journal souligne que l’occasion est si rare, que la dernière fois qu’il est intervenu pour ce type de demande, c’était 15 ans auparavant.
Même si l’on peut penser que le fondateur l’avait pratiquait plus tôt, il débuta réellement l’art de la calligraphie (Shodô) à l’occasion de sa rencontre avec Seiseki Abe au début des années 50. Abe Senseï était un excellent professeur de calligraphie mais également un des principaux élèves de Morihei Ueshiba ! A cette époque il accompagnait souvent O Sensei dans ses déplacements. Puis à partir de 1954 c’est le fondateur qui venait passer des journées entières chez Abe Sensei à étudier l’art de la calligraphie et à lui enseigner l’Aïkido.
Seiseki Abe explique sa relation particulière avec O Sensei dans une interview disponible sur le site Aikido Journal.
Ayant commencé tardivement à plus de 70 ans, Morihei composa de splendides pièces de calligraphies pour ses disciples, amis ou admirateurs. Longtemps après sa disparition, ses oeuvres semblent garder le souvenir de sa présence physique mais également de son esprit. Abe Sensei l’exprime en ces termes, pour lui « l’esprit d’Ueshiba Sensei se retrouve dans ses calligraphies, non pas dans l’aspect ou les formes des caractères, mais dans leur résonance et leur lumière. »
Nous présentons ici quelques pièces calligraphiées réalisées par O Sensei, pour qu’elles continuent d’inspirer chaque pratiquant d’Aïkido ; que ce soit par les thèmes qu’elles abordent ou tout simplement par leur pureté et leur beauté.
aikiokami : le grand esprit de l’aiki
Ueshiba signait parfois Tsunemori, c’était son nom de plume.